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AUTRE BLOG : ReveEphemere11

à bientôt :)

# Posté le lundi 05 février 2007 11:27

Modifié le lundi 02 avril 2007 02:47

Ne t'en va pas...

Ne t'en va pas
J'me suis pas préparée du tout
À t' regarder
Plonger à pieds joints dans ce trou

Creusé pour toi
Et au-d'ssus duquel un curé
Te survivra
En prônant des absurdités

Je hais déjà
Celui qui aurait maquillé
D'un teint trop mat
Ton doux visage inanimé

Ne t'en va guère
Je n' connais même pas les fleurs
Que tu préfères
Pour te les j'ter par dessus coeur

{Refrain:}
Ne t'en va pas
Te confiner aux oubliettes
Je n' suis pas prête
À te coiffer de cette croix
Où l'on aurait
Gravé ton nom avec des dates
Que l'on plant'rait
Comme un vulgaire plant d' tomates

Ne t'en va pas
Nourrir ce grand champ de squelettes
Ne t'en va pas
Ne fais pas çà, ce s'rait trop bête

Vas-y, respire
N'écoute pas ces maudits docteurs
Qui traitent ton coeur
Comme un fossile, comme un souv'nir

Ne t'en va pas
Çà f'rait trop d' monde à consoler
Tant pis pour toi
T'avais qu'à pas tant nous aimer

J' t'achèterai pas
De jolie boîte en bois verni
Reviens chez toi
Dans ta maison et dans ton lit

Dis-moi quel ange
Dis-moi quelle volonté divine
Voudraient qu' tu manges
Des pissenlits par la racine

Çà doit déjà
Être bourré d'âmes au firmament
Et t'as pas l' droit
D'abandonner femme et enfants

{au Refrain}

Vas-y, bats-toi
T'es un vrai lion, sors-nous tes griffes
Ne t'endors pas
À l'étage des soins intensifs

C'est pas ton heure
Et çà n'est pas demain la veille
Que ton grand coeur
Aura à c' point besoin d' sommeil

Ne t'en va pas
J'vais t'en payer des grands voyages
Où tu voudras
Au Grand Canyon ou à la plage

Mais pas là-bas
Où l' monde débarque sans bagages
Je sais qu' t'es pas
Encore rendu au bout d' ton âge

C'est pas fatal
Simplement parce que c'est critique
Je sais qu' t'as mal
Je suis peut-être égocentrique

{au Refrain}

Mais j' te l'demande
Parce que je l' sais
Qu' j' m'en r'mettrais pas
Ne t'en va pas
J'me sens pas encore assez grande

Pas assez forte
Pour te laisser aller cogner
À la vieille porte
D'une gourmande éternité
Reviens chez toi
Et laisse le ciel te mériter

# Posté le lundi 20 mars 2006 13:04

Envie et droits

Envie et droits
Envie de refaire ma vie...

Tout reprendre...

Pour mieux recommencer...

Grader dans mon coeur, mes amis...

Tout le reste, oublier.

Aimer ma mère à jamais...

Mettre mon corps en cendre

Pour mieux entreprendre....

Le droit de m'aimer.

# Posté le lundi 20 mars 2006 12:01

Alice, le cris de la muette

Alice, le cris de la muette
Au sommet de la vague, fragile
Et dans le creux des silences
Alice se love, subtile
Dans l'arome de l'essence
Et sens inverse
Jamais je ne te traverse, dans l'instant

C'est dans les draps souillés
Que les griffes d'Alice
Commencent à lacérés
Les victimes, les complices
Complexes amers
Mettent sa tête à l'envers, dans l'instant

Mais Alice n'est pas dupe,
Ce n'est pas sous sa jupe
Que l'on trouve les réponses aux silences
Soudain les portes closes
Se verouille, Ö méfiance !
A l'abri de la prose
Pardonne-leur leur offence
O France, éphémère
Que fais-tu de tes frères, dans l'instant ?

# Posté le mardi 03 janvier 2006 12:47

Modifié le lundi 20 mars 2006 12:11

Aimer la main ouverte.

Aimer la main ouverte.
Cette semaine, en parlant avec un ami, je me suis rappelé une histoire que j'ai entendu raconter cet été.
"Une personne compatissante, voyant un papillon lutter pour se libérer de son cocon, et voulant l'aider, écarta avec beaucoup de douceur les filaments pour dégager une ouverture. Le papillon libéré sortit du cocon et battit des ailes mais ne pu s'envoler"

Ce qu'ignorait cette personne compatissante, c'est que c'est seulement au travers du combat pour la naissance que les ailes peuvent devenir suffisamment fortes pour l'envol.

Sa vie raccourcie, il la passa à terre ; jamais, il ne connut la liberté, il ne vécut réellement.

C'est ce que j'appelle apprendre à aimer la main ouverte. C'est un apprentissage qui a cheminé progressivement en moi, façonné dans les feux de la souffrance et les eaux de la patience. J'apprends que je dois laisser libre quelqu'un que j'aime, parce que si je m'agrippe, si je m'attache, si j'essaie de contrôler, je perds ce que je tente de garder.

Si j'essaie de changer quelqu'un que j'aime parce que je sens que je sais comment cette personne devrait être, je lui vole un droit précieux, le droit d'être responsable de sa propre vie, de ses propres choix, de sa propre façon de vivre.

Chaque fois que j'impose mon désir ou ma volonté, ou que j'essaie d'exercer un pouvoir sur un autre personne, je la dépossède de la pleine réalisation de sa croissance et de sa maturation ; je la brime et la contrecarre par mon acte de possession, même si mes intentions sont les meilleures.

Je peux brimer et blesser en agissant avec la plus grande bonté, pour protéger quelqu'un, et une protection et une sollicitude excessives peuvent signifier à une autre personne, plus éloquemment que des mots : "Tu es incapable de t'occuper de toi-même : je dois m"occuper de toi parce que tu m(appartiens. Je suis responsable de toi."

Au fur et à mesure de mon apprentissage et de ma pratique, je peux dire à quelqu'un que j'aime : "Je t'aime, je t'estime, je te respecte et j'ai confiance en toi ; tu as en toi ou tu peux développer la force de devenir tout ce qu'il t'est possible de devenir, à condition que je ne me mette pas en travers de ton chemin. Je t'aime tant que je peux te laisser la liberté de marcher à côté de moi, dans la joie et dans la tristesse. Je partagerai tes larmes, mais je ne te demanderai pas de ne pas pleurer. Je répondrai si tu as besoin de moi, je prendrai soin de toi, je te réconforterai, mais je ne te soutiendrai pas quand tu pourras marcher tout seul. Je serais prêt à être à tes côtés dans la peine et la solitude, mais je ne les éloignerai pas de toi. Je m'efforcerai d'écouter ce que tu veux aussi bien que tes paroles, mais je ne serais pas toujours d'accord avec toi.

Parfois, je serai en colère, et quand je le serai, j'essaierai de te le dire, franchement de façon à ne pas avoir besoin d'être irrité de nos différences ni de me brouiller avec toi. Je ne peux pas toujours être avec toi ou écouter ce que tu dis, parce qu'il y a des moments où je dois m'écouter moi-même, prendre soin de moi ; quand cela arrivera, je serai aussi sincère avec toi que je pourrai l'être"

J'apprends à dire cela à ceux que j'aime et qui sont importants pour moi [Justine, Margot, Chloé, Wil, Dinou, Laura, ...], que ce soit avec des mots ou par ma façon d'être avec les autres et avec moi-même.

Voilà ce que j'appelle "aimer la main ouvert".

Je ne pas toujours retirer ma main du cocon... Mais j'y arrive mieux !

# Posté le jeudi 01 décembre 2005 12:47